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Fraude documentaire : définition, exemples et méthodes de détection

La fraude documentaire consiste à falsifier, modifier ou fabriquer un document afin de tromper un processus de contrôle. Pièces d’identité, diplômes, justificatifs ou coordonnées bancaires peuvent notamment faire l’objet de manipulations.

Avec la digitalisation des recrutements et des parcours d’onboarding, les documents sont de plus en plus souvent transmis et contrôlés à distance. Pour les entreprises, l’enjeu n’est donc plus seulement de collecter les bons documents, mais aussi de pouvoir vérifier leur authenticité et détecter d’éventuelles anomalies avant de les intégrer au dossier.

Comment reconnaître une fraude documentaire et quels contrôles permettent de la détecter ?

Qu’est-ce que la fraude documentaire ?

La fraude documentaire consiste à créer, modifier ou utiliser frauduleusement un document dans le but de tromper un processus de vérification.

Elle peut concerner de nombreux types de documents : documents d’identité, titres de séjour, diplômes, justificatifs, certificats ou encore documents administratifs.

La fraude peut prendre différentes formes. Une information peut être modifiée sur un document existant, une photo peut être remplacée ou un faux document peut être créé de toutes pièces.

Dans tous les cas, l’objectif du contrôle documentaire est le même : déterminer si le document présenté est authentique, valide et cohérent.

Quels sont les principaux types de fraude documentaire ?

Toutes les fraudes documentaires ne reposent pas sur les mêmes techniques. Plusieurs situations peuvent notamment être rencontrées.

La modification d’un document authentique

Un document réel peut être modifié afin de changer certaines informations : nom, photo, date de naissance, date de validité ou autre donnée.

La structure générale du document reste alors proche de l’original, ce qui peut rendre la modification difficile à identifier lors d’un simple contrôle visuel.

Les outils de retouche et l’IA permettent également de modifier plus facilement des fichiers numériques. Certaines manipulations peuvent toutefois laisser des traces dans l’image, la mise en page, les polices utilisées ou encore les métadonnées du fichier.

La création d’un faux document

Un document peut également être entièrement fabriqué pour reproduire l’apparence d’un document officiel ou d’un justificatif existant.

Dans ce cas, différents éléments peuvent révéler la fraude : structure incorrecte, typographie incohérente, informations incompatibles ou éléments de sécurité absents ou non conformes.

Quels documents peuvent être concernés ?

La fraude documentaire ne concerne pas uniquement les pièces d’identité.

Différents types de documents peuvent nécessiter un contrôle.

Les documents d’identité, tels que les cartes d’identité, passeports et titres de séjour, contiennent différentes informations et éléments permettant d’en vérifier la cohérence et l’authenticité.

Les diplômes et certifications peuvent être modifiés afin de présenter une qualification, une spécialisation ou une date différente de la réalité.

Les justificatifs et documents administratifs peuvent également faire l’objet de modifications lorsque certaines informations conditionnent l’acceptation d’un dossier.

Enfin, les coordonnées bancaires et documents financiers, comme les RIB, peuvent présenter un risque particulier lorsque les informations transmises sont utilisées directement dans les systèmes de l’entreprise.

La méthode de vérification doit donc être adaptée au type de document analysé.

Comment détecter une fraude documentaire ?

Un simple contrôle visuel ne permet pas toujours d’identifier une falsification. La détection peut nécessiter de combiner plusieurs niveaux d’analyse.

1. Vérifier la structure du document

La première étape consiste à déterminer si le document correspond au type de pièce qu’il prétend être.

Pour certains documents officiels, cela implique notamment l’analyse de leur structure, de leur format et des différents éléments attendus.

2. Lire et comparer les données

Les informations présentes sur le document peuvent être extraites automatiquement puis comparées entre elles.

Selon le type de document, les données visibles peuvent être comparées aux informations contenues dans la MRZ, les codes-barres ou d’autres zones lisibles automatiquement.

Des incohérences entre ces différentes sources peuvent constituer un signal nécessitant un contrôle supplémentaire.

3. Vérifier la validité du document et des informations

Un document authentique peut malgré tout ne pas être recevable.

Date d’expiration, pays d’émission, type de document ou cohérence des données : des règles métier permettent de déterminer automatiquement si le document répond aux exigences définies par l’entreprise.

Lorsque des sources externes sont disponibles, certaines informations peuvent également être confrontées à une base de données de référence.

4. Rechercher les signes de manipulation

L’analyse d’un document numérique peut permettre d’identifier certains indices de modification ou de génération artificielle.

Il peut notamment s’agir d’incohérences dans l’image, de différences de typographie, d’anomalies dans les métadonnées ou d’éléments qui ne correspondent pas au document attendu.

Ces différents signaux peuvent ensuite être combinés afin de déterminer si le document peut être accepté automatiquement ou s’il nécessite une vérification supplémentaire.

Peut-on automatiser la détection de fraude documentaire ?

Lorsque les volumes de documents augmentent, vérifier manuellement chaque pièce devient rapidement difficile à maintenir.

L’automatisation permet de réaliser les contrôles dès la réception du document : reconnaissance du type de pièce, extraction des données, vérification de la validité, application de règles métier et recherche d’éventuelles anomalies.

Les documents conformes peuvent poursuivre automatiquement leur parcours, tandis que les documents suspects peuvent être rejetés ou transmis à une équipe pour vérification.

L’objectif n’est donc pas uniquement d’accélérer le traitement des dossiers, mais aussi d’appliquer les mêmes contrôles de manière systématique et traçable.

Comment CheckHub détecte-t-il les documents suspects ?

CheckHub Reader permet d’automatiser le traitement et la vérification des documents en appliquant un workflow adapté à chaque type de document.

Lorsqu’un document est transmis, Reader peut automatiquement identifier sa catégorie, extraire les données utiles et appliquer les règles de validation correspondantes.

Selon le document, ces contrôles peuvent également s’appuyer sur des sources externes. Reader peut par exemple lire un QR code, vérifier la source associée et comparer les informations récupérées avec celles présentes sur le document.

Reader analyse également les documents afin de détecter d’éventuels signes de fraude ou de manipulation, comme des incohérences dans les données, l’image ou certains éléments du document. Les pièces présentant des anomalies peuvent ainsi être identifiées et soumises à une vérification supplémentaire.

Fraude documentaire et fraude à l’identité : quelle différence ?

La fraude documentaire concerne le document : celui-ci a été falsifié, modifié ou fabriqué. La fraude à l’identité concerne la personne : quelqu’un utilise une identité qui n’est pas la sienne ou tente de se faire passer pour une autre personne.

Un document peut donc être authentique tout en étant utilisé par la mauvaise personne. La vérification documentaire peut alors être complétée par une vérification d’identité.

→ En savoir plus sur la fraude à l’identité et les méthodes permettant de la détecter.

Sécurisez vos contrôles documentaires avec CheckHub

Détecter la fraude documentaire nécessite d’aller au-delà d’un simple contrôle visuel.

CheckHub automatise l’analyse des documents, l’extraction des données et l’application des contrôles nécessaires afin d’identifier les anomalies plus tôt dans le parcours et de ne transmettre aux équipes que les dossiers nécessitant réellement leur attention.

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